
Je vis à Pucón, au Chili, entre le lac et le volcan, et je navigue en windsurf et en kitesurf. WindRush est né de là : un jeu 3D de windsurf et de kitesurf pour Android que je développe avec Godot, C#, MakeHuman et Claude Code (Opus 5.5) comme copilote de programmation. Le jeu est encore en développement : voici de vraies captures de la version actuelle.

Nouveau : un menu de console et trois façons de jouer
Le menu a été entièrement refait, dans l'esprit des jeux de course sur console : en fond, la photo du spot en cours, des panneaux inclinés et une rangée de cartes à faire défiler, une par discipline, comme on choisit sa voiture. Trois entrées au départ :

- Entraînement : des leçons guidées (duck jibe, figures de kite, décollage et jibe en foil, pompage et vol en wing), avec une démonstration au ralenti, puis à vous de jouer. Chaque leçon donne une médaille de bronze, d'argent ou d'or, et les médailles débloquent des coloris de matériel.
- Carrière : six chapitres, un par spot (Ho'okipa, Étretat, Tarifa, Jericoacoara, Lagoa do Paraíso, puis une finale). Chaque étape vaut jusqu'à 3 étoiles, et finir un chapitre ouvre le spot suivant, de nouvelles disciplines et du nouveau matériel. La difficulté monte : plus de vent, plus de clapot, des concurrents plus rapides et moins d'aide au pilotage.
- Libre : toutes les disciplines débloquées, avec le spot, la météo et le moment de la journée au choix, et un aperçu photo du spot.


Onze disciplines, onze façons de naviguer

- Slalom : course aller-retour entre les portes, avec une bouée de jibe, contre trois adversaires pilotés par le jeu, avec chrono et position en direct.
- Vagues : sauter et surfer la houle.
- Freestyle : rotations et combos qui rapportent des points.
- Kitesurf : la puissance de l'aile, des sauts géants, loopings, rotations, vrilles et grabs.
- Vitesse : record de vitesse sur un canal dans le désert, à plus de 90 km/h.
- Freeride : naviguer librement au planing, en suivant un parcours de balises.
- Foil : voler au-dessus de l'eau, avec la hauteur du foil à l'écran.
- Kite Race : course de kite au format Formula Kite.
- Foil Race : sprint slalom en windfoil, au format iQFOiL.
- Wing : le wingfoil, une aile gonflable tenue à bout de bras et une planche qui vole.
- Wing Race : surf-slalom en wing, au format GWA.






Une vraie physique de navigation
L'écran affiche ce qu'un windsurfeur regarde vraiment sur l'eau : la vitesse en nœuds, la force du vent, l'allure (travers, largue…), l'écoute bordée ou choquée, et le turbo. On lofe et on abat, on empanne, on pompe pour déjauger, et les sauts ne marchent qu'au-dessus de 8 nœuds, comme en vrai.
Cinq spots de navigation, Ho'okipa (Hawaï), Étretat, Tarifa, Jericoacoara et Lagoa do Paraíso (Brésil), chacun avec sa météo (soleil ou tempête, Poniente ou Levante) et son moment de la journée (matin, midi ou coucher de soleil), plus le canal de la discipline Vitesse. Le jeu est en français, en anglais et en espagnol, et on choisit un rider homme ou femme.
Les vagues ont changé aussi : entrer de face dans l'écume d'une vague qui vient de casser fait perdre de la vitesse et secoue le rider, et une grosse barre d'écume prise de face, c'est la chute. En biais, ou en sautant par-dessus, ça passe.

Étretat : les falaises normandes
Nouveau spot : Étretat, sur la côte normande. Les grandes falaises blanches, l'arche et l'aiguille, le village au fond de la baie : on navigue au pied des falaises, par beau temps ou dans la tempête, et un parcours freeride de neuf balises longe la côte.





Une vraie course de slalom
Le slalom se court en aller-retour le long de la côte : zigzag entre les portes, une bouée de jibe à contourner, puis retour vers l'arrivée. Les trois adversaires, Kai, Lena et Mateo, ont chacun leur style : large et prudent, serré à la bouée, ou imprévisible. Ils se volent le vent (le dévent est simulé), se percutent et s'énervent quand on les touche. Départ lancé au compte à rebours, pénalité en cas de départ anticipé, ralenti et classement à l'arrivée, puis replay des meilleurs moments.



De vrais formats de course
Les courses suivent maintenant les formats réels. La Kite Race reprend la Formula Kite : départ au près, bouée au vent, porte sous le vent, puis arrivée au travers. La Foil Race est un sprint slalom au format iQFOiL, au vent arrière avec trois bouées de jibe. La Wing Race est un Surf-Slalom au format GWA, avec une zone de pompage balisée de bouées jaunes où le vent tombe : il faut pomper l'aile pour rester en vol. En windsurf, une option ajoute le slalom au format PWA (vent arrière, quatre bouées de jibe) en plus du slalom aller-retour. Les concurrents ne sont plus des figurants : ils naviguent avec la même physique que le joueur, chacun avec son propre matériel du catalogue, visent les bouées et évitent les rochers et les autres riders.


Le jibe et le duck jibe
Le jibe se joue comme en vrai : on abat, la planche part sur le rail, la voile se couche vers l'extérieur puis bascule, et on ressort sur l'autre bord en gardant sa vitesse. Un jibe propre, qui garde plus de 70 % de la vitesse, rapporte un bonus. Avec Maj + J pendant l'entrée, on tente le duck jibe : la voile passe par l'arrière, au-dessus de la tête, pendant que le rider se baisse et passe sous le wishbone. C'est plus difficile, mais on garde 75 à 85 % de sa vitesse. Un mode entraînement le montre au ralenti, étape par étape.




Tarifa, la capitale européenne du vent
Nouveau spot : Tarifa, à la pointe sud de l'Espagne, face au Maroc. La ville blanche, le port, l'île et son phare, la grande dune, les éoliennes sur les collines, et deux vents au choix : le Poniente, régulier, qui vient de la mer, et le Levante, fort et en rafales, qui vient de la terre. Sur l'eau, jusqu'à 70 kites en même temps ; sur la plage, les ailes gonflées posées sur le sable, avec décollages et atterrissages assistés. Au large, par Poniente, une zone Big Air où chaque saut est mesuré, et un parcours freeride de sept balises autour de la baie.



Vitesse pure : plus de 90 km/h sur un canal
La discipline Vitesse s'inspire des records de vitesse : un canal de 800 mètres dans le désert, à 120 degrés du vent, avec des rafales de 35 à 50 nœuds. Planche de vitesse de 42 cm de large, petite voile très plate, casque intégral : le rider est presque couché, jambe avant tendue. Il faut rester couché dans les rafales, sinon c'est la catapulte, et sortir du canal se paie cher. On vise la moyenne sur 500 mètres (autour de 95 km/h) et la pointe sur 2 secondes, avec son record et un top 10. Cinq caméras : poursuite, drone, embarquée sur le wishbone, face au rider et travelling au ras de l'eau.


Choisir son matériel comme sur la plage
Avant d'aller sur l'eau, on choisit planche, voile, taille, harnais, combinaison et montage. Rien qu'en slalom, il y a 37 planches, chacune avec son volume et sa longueur (par exemple la Vortex Speed : 136 litres, 2,38 m). En kitesurf, on choisit son aile, et en foil, son montage. Des défis par discipline, avec médailles, donnent un objectif à chaque session. Sur l'eau et sur la plage, les autres riders ont eux aussi le matériel du spot et de la météo : surtout des planches et voiles de vague à Ho'okipa, plus de voiles de vague quand le Levante souffle à Tarifa, et des voiles plus petites quand le vent forcit. Le matériel se débloque au fil de la carrière, et les tailles extrêmes arrivent au chapitre 5.






Des personnages MakeHuman, un monde Godot
Les riders et le public de la plage sont créés avec MakeHuman, un logiciel libre de modélisation de personnages 3D, puis importés dans Godot avec leur squelette pour être animés. Le décor (océan animé, montagnes, plage bordée de palmiers) est construit dans Godot 4.


Claude Code (Opus 5.5) comme copilote
WindRush est écrit en C# (.NET), le même langage que j'utilise pour tous mes projets web. Claude Code travaille directement dans le projet :
- il écrit et réorganise les scripts C# (physique de la planche et de la voile, caméras, interface, adversaires) ;
- il crée des scènes de test isolées pour régler un élément sans lancer tout le jeu : la voile, les poses du rider, le son ;
- il corrige les bugs à partir de ce que je décris en testant ;
- il vérifie son propre travail : chaque réglage est contrôlé par des captures et des mesures (angles des genoux, marge entre la tête et le wishbone pendant le duck jibe, vitesse moyenne sur 500 mètres) ;
- il m'aide à apprendre les parties de Godot que je ne connaissais pas.
C'est moi qui décide du gameplay, qui teste et qui règle les sensations. Ce qui est agréable à naviguer, c'est un windsurfeur qui en juge, pas une IA. Mais le rythme d'avancement n'a rien à voir avec un développement en solo.
Et maintenant ?
WindRush est toujours en développement : il reste à peaufiner la physique et les commandes tactiles, à ajouter des spots, puis à préparer la sortie sur Google Play. Si vous voulez tester une version bêta, écrivez-moi.
J'utilise la même méthode (C#, .NET et l'IA comme copilote) pour les projets de mes clients : applications, plateformes et jeux. Voir mon offre de logiciel sur mesure, ou l'étude de cas du jeu multijoueur FamiQuiz en .NET (en espagnol).
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