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WindRush : jeu de windsurf et kitesurf avec Godot et Claude

Par Jérôme Stéphan · 26 septembre 2026 · Lecture : 11 min

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WindRush : jeu de windsurf et kitesurf avec Godot et Claude

Je vis à Pucón, au Chili, entre le lac et le volcan, et je navigue en windsurf et en kitesurf. WindRush est né de là : un jeu 3D de windsurf et de kitesurf pour Android que je développe avec Godot, C#, MakeHuman et Claude Code (Opus 5.5) comme copilote de programmation. Le jeu est encore en développement : voici de vraies captures de la version actuelle.

WindRush : slalom aux Tropiques, bouée de jibe
Slalom aux Tropiques : le passage de la bouée de jibe, un concurrent dans le sillage.

Nouveau : un menu de console et trois façons de jouer

Le menu a été entièrement refait, dans l'esprit des jeux de course sur console : en fond, la photo du spot en cours, des panneaux inclinés et une rangée de cartes à faire défiler, une par discipline, comme on choisit sa voiture. Trois entrées au départ :

Menu d'accueil de WindRush : Entraînement, Carrière et Libre
Le nouveau menu : trois entrées, Entraînement, Carrière et Libre, sur la photo du spot en cours.

Onze disciplines, onze façons de naviguer

Mode Libre de WindRush : rangée de cartes des onze disciplines
Le mode Libre : onze disciplines en cartes, avec le spot, la météo et le moment de la journée, et l'aperçu du spot.
WindRush : vue drone d'une vague qui casse
Vue drone : le rider file le long d'une vague qui casse.
WindRush : windfoil qui vole au-dessus de l'eau
Foil : la planche vole au-dessus de l'eau.

Une vraie physique de navigation

L'écran affiche ce qu'un windsurfeur regarde vraiment sur l'eau : la vitesse en nœuds, la force du vent, l'allure (travers, largue…), l'écoute bordée ou choquée, et le turbo. On lofe et on abat, on empanne, on pompe pour déjauger, et les sauts ne marchent qu'au-dessus de 8 nœuds, comme en vrai.

Cinq spots de navigation, Ho'okipa (Hawaï), Étretat, Tarifa, Jericoacoara et Lagoa do Paraíso (Brésil), chacun avec sa météo (soleil ou tempête, Poniente ou Levante) et son moment de la journée (matin, midi ou coucher de soleil), plus le canal de la discipline Vitesse. Le jeu est en français, en anglais et en espagnol, et on choisit un rider homme ou femme.

Les vagues ont changé aussi : entrer de face dans l'écume d'une vague qui vient de casser fait perdre de la vitesse et secoue le rider, et une grosse barre d'écume prise de face, c'est la chute. En biais, ou en sautant par-dessus, ça passe.

WindRush : windsurf dans les vagues de Ho'okipa
Ho'okipa : le rider passe la crête d'une vague. Les vagues cassées secouent, et l'écume prise de face fait tomber.

Étretat : les falaises normandes

Nouveau spot : Étretat, sur la côte normande. Les grandes falaises blanches, l'arche et l'aiguille, le village au fond de la baie : on navigue au pied des falaises, par beau temps ou dans la tempête, et un parcours freeride de neuf balises longe la côte.

WindRush : vue drone des falaises d'Étretat
Étretat vu du drone : les falaises blanches, l'arche et l'aiguille.
WindRush : parcours freeride à Étretat
Le parcours freeride d'Étretat : le long des falaises et du village, balise après balise.
WindRush : slalom à Étretat au coucher du soleil
Slalom à Étretat au coucher du soleil, entre les bouées, avec le village au fond de la baie.

Une vraie course de slalom

Le slalom se court en aller-retour le long de la côte : zigzag entre les portes, une bouée de jibe à contourner, puis retour vers l'arrivée. Les trois adversaires, Kai, Lena et Mateo, ont chacun leur style : large et prudent, serré à la bouée, ou imprévisible. Ils se volent le vent (le dévent est simulé), se percutent et s'énervent quand on les touche. Départ lancé au compte à rebours, pénalité en cas de départ anticipé, ralenti et classement à l'arrivée, puis replay des meilleurs moments.

WindRush : adversaires qui s'énervent pendant la course
Les adversaires ont du caractère : si on les percute, ils le font savoir.

De vrais formats de course

Les courses suivent maintenant les formats réels. La Kite Race reprend la Formula Kite : départ au près, bouée au vent, porte sous le vent, puis arrivée au travers. La Foil Race est un sprint slalom au format iQFOiL, au vent arrière avec trois bouées de jibe. La Wing Race est un Surf-Slalom au format GWA, avec une zone de pompage balisée de bouées jaunes où le vent tombe : il faut pomper l'aile pour rester en vol. En windsurf, une option ajoute le slalom au format PWA (vent arrière, quatre bouées de jibe) en plus du slalom aller-retour. Les concurrents ne sont plus des figurants : ils naviguent avec la même physique que le joueur, chacun avec son propre matériel du catalogue, visent les bouées et évitent les rochers et les autres riders.

Le jibe et le duck jibe

Le jibe se joue comme en vrai : on abat, la planche part sur le rail, la voile se couche vers l'extérieur puis bascule, et on ressort sur l'autre bord en gardant sa vitesse. Un jibe propre, qui garde plus de 70 % de la vitesse, rapporte un bonus. Avec Maj + J pendant l'entrée, on tente le duck jibe : la voile passe par l'arrière, au-dessus de la tête, pendant que le rider se baisse et passe sous le wishbone. C'est plus difficile, mais on garde 75 à 85 % de sa vitesse. Un mode entraînement le montre au ralenti, étape par étape.

Mode entraînement de WindRush : démonstration du duck jibe
Le mode entraînement : démonstration au ralenti, chaque étape affichée, puis à vous de jouer.
WindRush : apprendre le beachstart sur la plage tropicale
Le mode entraînement apprend aussi le beachstart, étape par étape : laisser la voile vous soulever.

Tarifa, la capitale européenne du vent

Nouveau spot : Tarifa, à la pointe sud de l'Espagne, face au Maroc. La ville blanche, le port, l'île et son phare, la grande dune, les éoliennes sur les collines, et deux vents au choix : le Poniente, régulier, qui vient de la mer, et le Levante, fort et en rafales, qui vient de la terre. Sur l'eau, jusqu'à 70 kites en même temps ; sur la plage, les ailes gonflées posées sur le sable, avec décollages et atterrissages assistés. Au large, par Poniente, une zone Big Air où chaque saut est mesuré, et un parcours freeride de sept balises autour de la baie.

WindRush : plage de Tarifa avec des kites
Tarifa : la plage des kites, avec les ailes posées sur le sable, les décollages assistés et des dizaines de kites sur l'eau.

Vitesse pure : plus de 90 km/h sur un canal

La discipline Vitesse s'inspire des records de vitesse : un canal de 800 mètres dans le désert, à 120 degrés du vent, avec des rafales de 35 à 50 nœuds. Planche de vitesse de 42 cm de large, petite voile très plate, casque intégral : le rider est presque couché, jambe avant tendue. Il faut rester couché dans les rafales, sinon c'est la catapulte, et sortir du canal se paie cher. On vise la moyenne sur 500 mètres (autour de 95 km/h) et la pointe sur 2 secondes, avec son record et un top 10. Cinq caméras : poursuite, drone, embarquée sur le wishbone, face au rider et travelling au ras de l'eau.

Choisir son matériel comme sur la plage

Avant d'aller sur l'eau, on choisit planche, voile, taille, harnais, combinaison et montage. Rien qu'en slalom, il y a 37 planches, chacune avec son volume et sa longueur (par exemple la Vortex Speed : 136 litres, 2,38 m). En kitesurf, on choisit son aile, et en foil, son montage. Des défis par discipline, avec médailles, donnent un objectif à chaque session. Sur l'eau et sur la plage, les autres riders ont eux aussi le matériel du spot et de la météo : surtout des planches et voiles de vague à Ho'okipa, plus de voiles de vague quand le Levante souffle à Tarifa, et des voiles plus petites quand le vent forcit. Le matériel se débloque au fil de la carrière, et les tailles extrêmes arrivent au chapitre 5.

Des personnages MakeHuman, un monde Godot

Les riders et le public de la plage sont créés avec MakeHuman, un logiciel libre de modélisation de personnages 3D, puis importés dans Godot avec leur squelette pour être animés. Le décor (océan animé, montagnes, plage bordée de palmiers) est construit dans Godot 4.

Claude Code (Opus 5.5) comme copilote

WindRush est écrit en C# (.NET), le même langage que j'utilise pour tous mes projets web. Claude Code travaille directement dans le projet :

C'est moi qui décide du gameplay, qui teste et qui règle les sensations. Ce qui est agréable à naviguer, c'est un windsurfeur qui en juge, pas une IA. Mais le rythme d'avancement n'a rien à voir avec un développement en solo.

Détail technique : le jeu utilise le moteur de rendu « Compatibility » de Godot, pour tourner de façon fluide sur les téléphones Android de milieu de gamme, pas seulement sur les plus chers.

Et maintenant ?

WindRush est toujours en développement : il reste à peaufiner la physique et les commandes tactiles, à ajouter des spots, puis à préparer la sortie sur Google Play. Si vous voulez tester une version bêta, écrivez-moi.

J'utilise la même méthode (C#, .NET et l'IA comme copilote) pour les projets de mes clients : applications, plateformes et jeux. Voir mon offre de logiciel sur mesure, ou l'étude de cas du jeu multijoueur FamiQuiz en .NET (en espagnol).

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